La ménopause est l’interruption physiologique, entre 40 et 55 ans, des cycles menstruels due à l’arrêt de la fabrication et de la sécrétion des hormones provenant des ovaires (les œstrogènes et la progestérone). Très technique, tout ça, surtout quand tout ce qu’on veut savoir, c’est comment lutter contre les bouffées de chaleur de la ménopause.

Les effets de la ménopause se traduisent habituellement par l’arrivée des bouffées de chaleur, une diminution des caractères sexuels et parfois des perturbations psychiques et neuroendocriniennes (neurologiques et hormonales à la fois). On considère que la ménopause correspond à l’absence de règles pendant au moins un an. Ce sont plus souvent les effets de la pré-ménopause qui sont vraiment perturbants. Alors voyons un peu comment lutter contre les effets de la pré-ménopause.

Les effets de la pré-ménopause

  • Bouffées de chaleur

Elles touchent environ 80 % des femmes et sont variables en fréquence et en intensité. Au départ, les femmes ressentent les bouffées de chaleur essentiellement la nuit puis celles-ci surviennent également pendant la journée à la fin des repas ou à la suite d’un effort. Les bouffées de chaleur s’expliquent par une vasodilatation (c’est-à-dire une augmentation du calibre des vaisseaux) s’accompagnant d’une sensation de chaleur dans l’ensemble du corps et par une rougeur de la face qui finit par gagner la région cervicale (le cou) et l’ensemble de la poitrine. Ces bouffées de chaleur sont le résultat d’une stimulation rythmique, survenant toutes les demi-heures ou toutes les heures, de la part de l’hypothalamus (zone centrale du cerveau possédant à la fois des fonctions hormonales et neurologiques). Cette zone déclenche d’autre part des décharges de lutéinostimuline (LH).

  • Troubles sexuels (physiques et psychiques)

Ils se caractérisent essentiellement par une diminution de la libido (désir sexuel) à laquelle s’ajoutent une sécheresse du vagin et une atrophie de la vulve se caractérisant par une diminution de la sécrétion des sérosités (liquide) permettant des rapports sexuels normaux. L’atrophie vulvaire est également à l’origine de rapports sexuels quelquefois douloureux voire impossibles.

  • Tissu osseux

Il se fragilise : cette fragilisation osseuse est quelquefois à l’origine d’ostéoporose (pathologie entraînant des fractures essentiellement à type de tassement vertébral, de fracture du col du fémur et de fracture du poignet). Plus précisément, dans les cinq ans qui suivent l’arrêt des règles, on constate une perte moyenne de tissu osseux de 2% par an, qui se stabilise ensuite à 1 % par an.

  • Angoisse et dépression

Elles se voient chez certaines femmes et s’accompagnent généralement d’une sensation d’étouffement se terminant par une sudation abondante surtout au niveau du visage, de la nuque et entre les seins.

Vous pourrez également rencontrer les symptômes suivants :

  • Infections urinaires et vaginales
  • Diminution du volume des seins
  • Augmentation du risque d’angor (angine de poitrine) et d’infarctus du myocarde (consécutif à un arrêt de la circulation sanguine dans le muscle cardiaque lui-même)
  • Athérosclérose
  • Troubles psychiques : troubles de l’humeur, insomnie, irritabilité, anxiété, vertige, fatigue, problèmes de mémoire, défaut de concentration et parfois même dépression grave.
  • Troubles neurovégétatifs
  • Diabète sucré

Et bien sûr,  la pré-ménopause et, ensuite, la ménopause s’accompagnent très souvent d’une prise de poids au niveau du ventre et d’une modification de la silhouette avec apparition de la cellulite.

Pourquoi la prise de poids à la ménopause ?

Même avec un traitement hormonal de substitution, les effets de la ménopause sont là et le changement hormonal subi par le corps entraîne :

  • Une mauvaise circulation sanguine génératrice de rétention d’eau sous la forme de cellulite, sur le ventre, les hanches et les cuisses. La cellulite se reconnaît à son  aspect de peau d’orange reflétant l’infiltration d’eau de vos tissus.
  • Une diminution du métabolisme de base : les fonctions vitales (battements du cœur, renouvellement de vos cellules, respiration, circulation,…) utilisent moins d’énergie pour fonctionner du fait de la diminution de la masse musculaire liée à l’âge.
  • Une augmentation de l’alimentation et/ou une diminution de l’activité physique : vous mangez plus que vous ne dépensez,  le surplus est stocké sous la forme de graisse corporelle.

Comment lutter contre cette prise de poids ?

La prise de poids peut être limitée, ou évitée en agissant sur les deux axes :

  • l’alimentation :

Respecter le bon équilibre alimentaire est évidemment la première solution pour contrôler votre poids tout en préservant votre capital santé. Pour cela, LIMITEZ les graisses, le sucre, l’alcool et le sel.

  • l’activité physique :

La pratique régulière d’une activité physique ou sportive, vous permettra de préserver , voire augmenter votre masse musculaire, de tonifier vos muscles, de combattre votre cellulite et d’affiner votre silhouette. De plus, le sport étant un excellent anti-stress, mieux vous vous sentirez dans votre corps, mieux vous contrôlerez votre poids.

  • Compléter votre alimentation

Au-delà de la prévention de la prise de poids, veillez à ce que votre alimentation vous apporte bien tous les autres constituants nécessaires à votre santé, notamment :

Du calcium et de la vitamine D pour lutter contre l’ostéoporose :
– mangez 3 à 4 produits laitiers par jour, sinon, buvez une eau minérale riche en calcium,
– sortez à la lumière du jour tous les jours et mangez un poisson gras (saumon…) au moins une fois par semaine, pour la vitamine D.

Des oméga 3 pour entretenir votre mémoire et protéger votre coeur et vos artères. Vous les trouvez notamment dans certaines huiles (colza, noix), les poissons gras (saumon), certaines salades (mâche, pourpier).

Des anti-oxydants pour booster votre système immunitaire, pour lutter contre les préjudices du vieillissement.

On distingue en particulier les vitamines A (carotène), C et E, les oligo-éléments (sélénium, cuivre, manganèse et zinc) et de nombreux autres micro-nutriments comme les polyphénols dont les flavonoïdes, les lycopènes ou les coenzymes Q10.

Les anti-oxydants se trouvent principalement dans les fruits et légumes, mais on en trouve également dans les matières grasses, les produits de la mer, les céréales… mais aussi dans le thé et le vin !

Une alimentation suffisante (en quantité), variée et équilibrée, permet de couvrir naturellement vos besoins en antioxydants et diminuer ainsi sensiblement le ressenti des effets de la ménopause.

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