L’obésité est l’état d’une personne, ou d’un animal, souffrant d’une hypertrophie de la masse adipeuse, qui se traduit par un excès de poids, réparti de façon généralisée dans les diverses zones de l’organisme. Il entraîne de nombreux risques de maladies. Si une personne en surpoids ne souffre pas de toutes ces maladies liées à l’obésité, elle n’en prend pas moins de gros risques pour sa santé.

L’obésité a été reconnue comme une maladie en 1997 par l’OMS, qui définit « le surpoids et l’obésité comme une accumulation anormale ou excessive de graisse corporelle qui peut nuire à la santé ».

Notons qu’environ 40% des Français sont concernés par un surpoids et plus de 12% sont obèses.

La prévention de l’obésité est donc une question de santé publique, notamment liée au développement du diabète de type 2, des maladies cardiovasculaires et à l’augmentation du risque de développement du cancer.

Le taux d’obésité a déjà doublé en dix ans, et devrait encore croître dans les années à venir. Le Mexique, par exemple, a atteint le deuxième rang mondial, après les Etats-Unis, avec presque 30% d’obèses et les soins médicaux engendrés par le surpoids absorbent déjà 21% du budget de la santé publique (l’obésité y est devenue la première cause de mortalité).

Le principal indicateur de mesure utilisé est l’indice de masse corporelle (IMC). Il tient compte de la morphologie de l’individu (à pondérer cependant pour les sportifs ayant une forte masse musculaire). Pour les adultes, l’indice de masse corporelle est égal à la masse (exprimée en kilogrammes) divisée par le carré de la taille (en mètres) :

Exemple : 75 kg / (1,75m)² = 75 kg / 3.0625 = 24,49 (le résultat est en kg/m², mais la plupart du temps, on n’écrit pas l’unité)

  • Un IMC entre 18,5 et 25 est considéré comme normal chez un adulte.
  • Entre 25 à 30, on parle de surpoids (surcharge pondérale).
  • Au-delà de 30, on parle d’obésité.
  • De 35 à 40, on parle d’obésité sévère.
  • Au-delà de 40, d’obésité morbide.

La mortalité s’accroît dès que l’indice de masse corporelle dépasse 25 kg/m² et l’espérance de vie diminue d’autant plus que cet indice est haut. Le niveau optimal serait un indice compris entre 22,5 et 25 kg/m². En dessous de ce seuil, la mortalité augmenterait également sensiblement.


Les maladies liées à l’obésité : les risques nombreux et variés :

Apnée du sommeil

– Problèmes articulaires divers : arthrose, tassements vertébraux …

– Dépendance psychologique à la nourriture : sensation de dépression, de malaise, de déprime et de « vide » entre les repas qui s’en va lorsque l’on mange

– Diabète

Alors que le diabète sucré (diabète de type 2) apparaît normalement à partir de 40 ans, on voit apparaître du diabète sucré dès l’adolescence chez les obèses (demandez votre guide gratuit pour lutter contre le diabète ici : https://santeformeminceur.com/rapport-gratuit-diabete)

– Hypertension, accident vasculaire cérébral et accident cardiovasculaire

Chez la femme enceinte obèse, la grossesse et les accouchements sont plus à risques (hta gravidiques, accidents thrombo-emboliques, césariennes), et la morbi-mortalité périnatale est augmentée ;

– Risque accru de démence sénile et de perte d’acuité cognitive

On estime qu’il y a un lien entre obésité et démence sénile chez les obèses à un âge avancé. Les études ont également confirmé une relation entre l’excès de poids et certaines capacités cognitives chez l’adulte d’âge moyen en bonne santé et une dégradation des résultats aux tests cognitifs standards chez les personnes d’indice de masse corporelle (IMC) élevé. Les recherches n’ont cependant pas démontré si ces performances sont affectées par l’obésité elle-même ou par le mode de vie ou certains aliments plus souvent consommés les victimes d’obésité, ou pour des causes génétiques qui favoriseraient l’obésité ou pour d’autres raisons mal comprises. La mémoire est notamment affectée ; à partir de 20 kg/m2 d’IMC, 9 mots sur 16 sont mémorisés contre 7 pour ceux dont l’IMC dépasse 30 kg/m2

– Cancers

La survenue de certains cancers (vessie, pancréas, estomac) est corrélée avec l’indice de masse corporelle. Chez la femme, un poids élevé augmente le risque de survenue de cancers du sein, de l’endomètre, du rein, de l’œsophage ainsi que celui de certaines leucémies. L’obésité serait responsable de près de 5 % des cancers de la femme ménopausée et pourrait être responsable de près de 70 000 cancers annuels en Europe.

Ajoutons, parmi les maladies liées à l’obésité, la dépression, le mal-être, les complexes, l’inhibition, le rejet de son corps et de sa personne. L’obèse souffre aussi de son état dans sa vie sociale (discrimination, mise à l’écart) et notamment amoureuse. Selon une étude présentée à la Conférence internationale sur l’obésité d’Amsterdam en 2009, “Les hommes obèses à 18 ans ont quasiment 50% de chances en moins d’être mariés à l’âge de 30 ou 40 ans.”

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