Comme tous les ans en période de neige et de grand froid, la Bretagne risque à tout moment la coupure d’électricité, compte tenu de son manque d’autonomie en matière de production électrique. Découvrez ce qu’il faut savoir sur l’alerte délestage en Bretagne.

La Bretagne, électrosensible

Vous avez sans doute déjà connu, au cours de votre vie, des coupures électriques qui vous plongent dans le noir de façon totalement imprévue et vous savez combien c’est désagréable, surtout quand on est passé au « tout électrique »…

En 2010, la Bretagne ne produit que 8,5 % de l’électricité qu’elle consomme. Même si un vaste programme a été lancé, le Pacte électrique breton, visant 34% d’autonomie à 10 ans, le challenge n’est pas atteint.

En particulier, la production d’électricité à partir des énergies renouvelables représente les trois quarts de la production électrique en Bretagne. Pourtant, en 2019, 82 % de l’électricité consommée en Bretagne était encore importée. En effet, la consommation d’électricité a augmenté de près de 10 % entre 2009 et 2019.

Les moyens de sécurisation qui devaient être mis en place pour 2020, notamment la centrale à cycle combiné gaz, ne l’ont pas été en raison des nombreux contentieux qu’ils entraînent.

Quelques gestes utiles pour éviter l’alerte délestage en Bretagne

En attendant que les trois piliers du Pacte électrique breton :

  • maitrise de l’énergie,
  • déploiement massif des énergies renouvelables,
  • sécurisation de l’approvisionnement,

soient efficients, nous pouvons agir en citoyens responsables. Si chacun de nous fait un petit geste pour diminuer sa consommation électrique en période difficile, notamment le matin (6 H à 9 H) et en soirée (18 H à 20 H), alors les risques de délestage seront fortement diminués.

gestes citoyens pour évite le délestage en Bretagne

Evitons de booster le chauffage, de faire tourner les fours et autres appareils très gourmands et utilisons les fonctions “différé” des sèche-linge et autres appareils qui peuvent aussi bien faire leur fonction la nuit et quelquefois à moindre frais quand on a un compteur “heures creuses”.

Et même si l’on peut perdre du poids avec 2 degrés de moins, pensons à nous couvrir plus et à faire largement usage des plaids et autres bouillotes.

Comment savoir quand il faut faire plus attention ?

EDF et Météo France ont réfléchi à cette question et pour essayer d’éviter le délestage en nous permettant de mieux gérer notre consommation électrique, ils ont mis en place un système d’alerte par petits fanions allant du vert au rouge.

Pour connaître le niveau d’alerte, vous pouvez il suffit de s’abonner au service d’alerte par SMS ou mail de Ecowatt en s’inscrivant gratuitement sur http://www.ecowatt-bretagne.fr. Vous serez ainsi informés des changements de fanions et pourrez adapter votre consommation électrique en fonction du risque de délestage.

ecowatt-citoyen-responsable

Le système Ecowatt a montré son efficacité. Les citoyens responsables que nous sommes ont baissé leur consommation de 1,5 % grâce aux alertes.

Risque d’alerte délestage en Bretagne élevé en hiver

Le délestage ne concerne pas, bien entendu, les usagers prioritaires listés dans un plan de délestage établi par chaque département (par exemple les hôpitaux).

En relayant largement l’information sur ce service d’alerte auprès de tous vos contacts bretons, nous pourrons espérer approcher au plus près du risque zéro. A une époque où la plupart de nos appareils fonctionnent à l’électricité, le besoin en approvisionnement est élevé et l’alerte délestage en Bretagne ou ailleurs nous guette.

En 2010, nous avions connu une alerte délestage en Bretagne de niveau rouge, c’est à dire un risque réel et imminent.

Nota : Le programme Eco-Watt a depuis été lancé dans d’autres régions, notamment PACA en 2013-2014.

Sources : Bilan électrique – Perspectives Bretagne 2019